AVP ps 3 hunter editionAliens vs Predator met en scène deux des personnages fantastique les plus mythiques de l’histoire du cinéma. Tout le monde se souviendra de l’excellent opus sorti à l’époque sur la console Jaguar. Sega fait donc renaître le duel sur PS3 et Xbox 360, proposant en plus une « Hunter Edition », incluant plusieurs bonus. Nous retrouverons ainsi le jeu dans un magnifique boitier métallique, une figurine du Facehugger de la série Aliens, un badge Weyland Corp, une carte 3D lenticulaire et un pack gratuit de cartes multi-online, via code de téléchargement. Une bien bonne surprise pour les fans du film.En terme de contenu pur, cette version HD nous promet des parties en ligne fabuleuses ainsi qu’une campagne divisée en trois phases bien distinctes. Quête « Aliens », « Predator » ou « Marines », chacune d’entre elle proposera des environnements et un « gameplay »propre. Voyons si les promesses ont finalement été tenues par Sega…

 

 

 

Marines : le plus classique

 

On démarre ce tour d’horizon avec la campagne la moins originale, s’agissant d’incarner un « classique » Marines, au pouvoir humains limités. Malgré tout, un arsenal conséquent vous permettra de mener à bien votre mission face aux redoutables créatures venues d’ailleurs. Au programme, Pistolet VP 78, ZX-76 Shotgun (fusil à pompe), fusil à impulsion, Cribleur M59, lance-flammes et enfin, l’indispensable fusil à lunette…Clairement, mieux vaut abattre ces bestioles à distance, compte tenu de leur rapidité d’action ! Notez que ces « flingues » disposeront d’une fonction secondaire à utiliser en combat rapproché. En marge de cet armement, notre « bleu » disposera d’une lampe torche (très utile face aux Aliens), un tube incandescent, des stimulants et un détecteur de mouvements. Concrètement, cette campagne s’avère assez classique, ressemblant à ce que proposent la plupart des FPS de guerre, avec toutefois la présence d’émotions liées aux attaques surprises réalisées pas des ennemis « hors du commun ». Imprévisibles,ces assaillants bénéficient de plus, d’une forte résistance au balles. D’autre part, le fait qu’une bonne partie des décors se découvrent dans la pénombre, vous compliquera la tâche, conférant d’ailleurs une ambiance assez flippante à cette campagne. Se sentant simplement inférieur face aux xenomorphes, on reste constamment sur ses gardes, prêts à dégainer au moindre son suspect. Heureusement que cette ambiance s’avère convaincante car le déroulement de l’action et le « gameplay » ne réservent aucune surprise, proposant une avancée des plus banale. D’autant que l’aspect visuel ne nous surprendra pas non plus, le « soft » proposant un rendu un peu décevant à ce niveau. Néanmoins, la bande-sonore se laisse appréciée, contribuant pour beaucoup à l’aspect angoissant de cette campagne. Reste des dialogues peu inspirés et moyennement doublés sur fond de scénario un peu faiblard. Pour achever cette première présentation, finissons avec un point positif, la campagne « marine » étant la plus longue des trois proposées.

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Alien : le plus antigravitationnel

 

Cette seconde campagne ne nous décevra réellement que sur un point, sa très courte durée (moins de trois heures). En revanche, par rapport au mode de jeu précédemment présenté, la prise en main de l’Alien va nous donner une bonne dosse de « fun ». Évidemment, ici, pas d’armes à feu, mais des pouvoirs démoniaques et actions gores à foison. Pas forcément subtile au corps à corps, Alien dispose de techniques d’approche assez sophistiquées et plaisantes à l’usage. D’autant que compte tenu de la cruauté des humains à l’égard de cette race (en prologue), on aura aucun remord à déchiqueter le moindre soldat se présentant sur notre route. Rien de pire que la cruauté envers les animaux ! Comment ça ? BB reine des Aliens ? Oui, pourquoi pas finalement…Bref, notre mignonne créature (nommée numéro six par nous autres) devra libérer ses compagnons, afin de rendre ses lettres de noblesse à la race, trop souvent opprimée. Entre les vilains humains et les esclavagistes Predator, une certaine haine s’est légitimement développée envers ces deux espèces, de prime abord supérieures. La première compétence intéressante, vous permettra donc de marcher sur toutes les surfaces, en grimpant sur les murs et autres plafonds comme un authentique lézard. Les conduits d’aération feront partie vos passages privilégiés, à la faveur de sauts impressionnants. Une fonction assez facile d’utilisation, le pad permettant rapidement de se sentir à l’aise dans ce nouveau corps. La principale technique d’approche consistant à isoler l’adversaire, vous disposerez de sifflements destinés à attiser la curiosité de vos proies. Après quoi, un système de verrouillage donnera la possibilité de se jeter sur la victime à la vitesse de la lumière. Afin de l’achever, attaques légères ou puissantes vous seront d’une grande aide, sachant qu’une magnifique scène filmée de l’intérieur de la gueule de l’Alien vous permettra d’assister à l’attaque ultime et mortelle. Dents, griffes ou queue, chaque élément du corps constituera une arme redoutable. Par ailleurs, il sera conseillé de détruire les lampes et sources de lumière, afin de se donner un avantage offensif. Comble du bonheur, vous pourrez introduire des embryons dans le corps de vos victimes…Si on peut regretter une relative monotonie dans le déroulement de cette campagne en terme d’environnements proposés (beaucoup de conduits, bouches d’aérations…), il faut bien avouer que le déplacement de la bête vaut le détour. On a réellement le sentiment de prendre possession du xenomorphe, se jouant des pièges de l’environnement avec dextérité. Les attaques, particulièrement vives et sournoises amènent également un degré de plaisir non négligeable. Le tout agrémenté d’excellents bruitages Aliens ultra-immersifs. Dommage que ce bonheur de « gameplay » s’achève si vite…

Aliens Gueule 

Predator : le plus calculateur

 

On peut le dire, avant notre prise en main du « soft », la perspective de diriger Predator était forcément la plus excitante, notamment suite à la diffusion de vidéos le concernant. Avec le hardware utilisé, on pouvait légitimement en espérer beaucoup. Alors premier constat, les graphismes restent moyennement attrayants, malgré une ambiance de jungle (Predator oblige) plutôt bien retranscrite. Clairement, on trouvera plus beau sur la console, mais l’avancée de notre serial-killer se fera quand même dans un immense plaisir. Roi du camouflage, Predator dispose certainement de la prise en main la plus jouissive de nos trois races. En mode furtif, nous voilà témoin de la vision thermique de la bête, action qui nous comble de joie de suite. Un vieux fantasme qui se réalise…D’autant que, quasiment invisible pour l’adversaire, il permet de le surprendre pour le tuer proprement et sans faire de vagues. Et dans le cas ou vous vous feriez remarqué, un peu comme pour l’Alien, un système de « lock » vous donnera le loisir de charger comme un éclair afin d’anéantir la cible. On appréciera aussi la capacité de sauts (système de verrouillage également), qui restera très utile pour vous sauver rapidement ou approcher un point stratégique en bondissant de branche en branche. Véritablement, on prend son panard ! Mais l’expérience ne s’arrête pas là puisque vous pourrez aussi distraire les humains (ne fonctionne pas face aux Aliens) pour mieux les surprendre ensuite. Ces pauvres victimes ne pourront d’ailleurs pas grand chose face à vos coups, plusieurs achèvements -plus gores les uns que les autres- étant disponibles. Évidemment, l’arrachage de tête avec colonne vertébrale pendouillante sera de la partie. De plus, une série de pouvoirs et armes supplémentaires vous seront accessibles. Mines de proximité, lance, puissant canon à plasma ou redoutables disques de combat, un arsenal sophistiqué qui fera le bonheur du joueur, chacun d’entre eux produisant des sensations d’invincibilité très plaisantes. Mais Predator est également un « hacker » hors normes, ce dernier ayant la capacité -via son bras gauche bionique- de pirater des systèmes électroniques afin, par exemple, de désactiver des mitrailleuses automatiques ou d ‘ouvrir une porte. Notez également que le fait de trouver un de vos congénères mort vous donnera la possibilité de le programmer en mode auto destruction, ce afin de détruire des points stratégiques. Un mot aussi sur l’opposition mythique face aux Aliens, un tantinet décevante, ces dernières tournant court et se montrant quelque peu brouillonnes. Lors de ces phase en effet, on passera beaucoup de temps à bouger dans tous les sens pour trouver l’ennemi (voir les ennemis) qui en profitera pour vous asséner des coups vifs dans la confusion générale. Une fois débusqué, le combat tournera un peu au bourinnage basique, compte tenu de l’obligation de faire vite. Heureusement, plus tard dans la partie, vous découvrirez le mode de vue Aliens (équivalent de la vision thermique « anti-humains »), très utile pour anticiper l’approche de ces créatures redoutables. Enfin, comme ses deux collègues humains et Aliens, notre chasseur pourra se protéger afin de réduire les dégâts causés par l’attaque adverse.

Predator vision thermique 

 

Classique mais mythique

 

Alors c’est vrai que Aliens vs Predator nous déçoit sous certains aspects que nous allons énumérer brièvement. Parlons d’abord des graphismes en deçà de ce que l’on attendait car peu originaux et quelque fois un peu grossiers. Sur ce point, les effets de lumière ou la vision thermique du Predator permettent cependant d’atténuer les effets négatifs en terme d’ambiance générale. Ensuite, on reprochera au « soft » le trop grand classicisme de la campagne humaine, n’apportant rien de spécialement originale au genre et même inférieure à ce que l’on pourrait trouver dans d’autres FPS de guerre. Enfin, le dernier aspect contrariant concerne une durée de vie tout de même réduite en solo. Avec trois scénarios bien distincts, on aurait souhaité au moins 15 à 18 heures de plaisir. Au final, avec une moyenne de trois grosses heures par campagne, on est tout de même loin du compte. Reste que nos espérances mises à part, une longévité générale de 11h-12h à ce niveau demeure largement supérieure à ce que proposent la plupart des FPS. Pas si mal, donc…D’autant que la prise en main de l’Alien et du Predator confère une large dose de plaisir, tant leur palette de coup se montre facile d’utilisation et fidèle à leurs pouvoirs initiaux. Particulièrement avec Predator, la notion de « fun » ne quitte presque jamais les parties, l’aspect stratégique permettant de plus de diversifier l’aventure. Un « gameplay » bien étudié, assurant à lui seul la qualité du jeu. Mais d’autres points viendront nous satisfaire comme l’ambiance générale proposée, vraiment différente en fonction de la race jouée, ce à la faveur d’environnements différents, mais aussi grâce à des ressentis propres. On passera ainsi d’un sentiment de faiblesse en tant que Marines (idée de la proie chassée), à celui de supériorité en tant que Predator (chasseur très intelligent), en passant par l’impression d’incarner un bête primaire douée d’instincts basiques (chasseur plus animal) et ne faisant pas de sentiments. Trois campagnes qu’il sera d’ailleurs possible de jouer en parallèle par le biais d’un système de sauvegarde libre. Additionnellement, toutes ces émotions sont accentuées par la présence d’une bande-son excellente, notamment concernant les cris et gémissements des principaux intéressés, lors d’assauts et d’affrontements. Petit plus aussi pour le sifflement de l’alien, particulièrement bien retranscrit…Et pour proposer un durée de vie conséquente, les parties en ligne viendront satisfaire les fans, avec la présence d’éléments supplémentaires pour cette version Hunter. Pas révolutionnaire, cette fonction permettra toutefois de s’adonner à des affrontements intéressants, de part les différences de compétences des trois races. De quoi retrouver une dose de combat mythique entre Aliens et Predator.

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Pour conclure, on dira simplement que tous les amateurs du film seront satisfaits par Aliens vs Predator malgré un sentiment de frustration du à la durée de vie limitée de chaque campagne. Un petit manque d’originalité du scénario, des actions et des décors mais un immense plaisir issu de la prise en main de ces deux monstres du cinéma que sont Aliens et Predator. Le tout agrémenté d’une excellente bande-son. Une expérience qui n’a pas de prix car réellement jouissive !

J.B

 

Points forts :

- la prise en main de Predator

- la prise en main de l’Aliens

- le plaisir de chasser les humains

- l’ambiance sonore fabuleuse

- une durée de vie générale importante

- le jeu en ligne « entre fans »

- quelques effets spéciaux de qualité

- les bonus de cette version « hunter »

 

Points faibles:

- les graphismes décevants

- la prise en main du « marines », trop classique

- campagnes individuellement courtes

- manque d’originalité générale (action, environnements,scénario)

- combats un peu confus face aux Aliens

 

La Note Le Mag Jeux Vidéo : 15,5/20

Éditeur : Sega

Supports : PS3 et Xbox 360

 

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