Test : Les Sims Médiéval (PC)
« Appelez-moi dieu. Veuillez, je vous prie prendre soin de votre verve afin que mon esprit aussi épanoui qu’une langouste puisse jouir et s’exhaler de votre humour, lequel, au mieux habillera de qualité agréable, le moment présent, ou au pire renverra votre audace concupiscente aux oubliettes du château. Adoptez la singularité des preux chevaliers afin d’intégrer mon royaume.
Il est vrai que maintenant je suis souveraine; c’est pourquoi rien ne vaut des fidèles désireux de rendre ma vie exceptionnelle. Alors, oui, maintenant appelez-moi dieu. » S’exclame Minddrop au sein de la rédaction du Mag jeu vidéo !
Certes, c’est après avoir passé quelques heures en compagnie des Sims Médiéval sur PC, que la vie peut changer du tout au tout…
Et 1, et 2 et 3… sims
Quand on évoque les Sims sur PC, on pense au trois premiers opus, plus ou moins réussis selon les cas, mais rien ne vaut le Sims Médiéval qui, si il ne propose pas grand-chose de révolutionnaire par rapport aux précédents, a le mérite d’offrir une dimension aventure plus pointue et du même coup plus captivante. Et bien que les autres sims ne se posaient pas de question existentielles, ici, il s’agit de prendre soin d’un royaume, d’inspirer des sujets, de… oui, oui… de prendre grand soin de son ego dans l’intérêt public en mode aventure et avec une bonne dose d’humour. Et c’est bon pour le moral !
L’aspect psychologique peut changer la donne
Tout comme dans les précédents Sims vous avez la possibilité de créer votre personnage sur le fond comme sur la forme. Physiquement et psychologiquement. Le trait caractère fait de votre personnage un élément déterminant pour le bon déroulement de votre aventure. En effet, l’introduction scénarisée en dit long sur votre mission. Il était une fois (dans les grandes lignes), un monde où l’homme apparu en se débrouillant tout seul. Bien mal a lui puisque de toute évidence il n’a pas été question de lui insérer l’intelligence. Et c’est là que vous entrez en jeu. Votre personnage, un souverain du royaume en question va avoir la tâche ardue de mettre un peu d’ordre dans un chaos dont seul le Sim a le secret. Bref, vous investissez les lieux avec une noblesse sans égal.
Comme dans les précédents opus, vous allez décorer votre logis (ici, un château), vous nourrir, dormir pour le confort de votre personnage. Et comme évoqué plus haut, le caractère a une importance cruciale dans le cours de l’histoire. Par exemple, votre souverain doit aller chercher dans son domaine une plante bien spéciale. Après quelques heures de marche que vous pouvez passer en mode accéléré, votre personnage rencontre un ours. Si vous avez opté pour un caractère courageux et aventurier, alors votre personnage lèvera son épée et affrontera l’animal. Par contre, pour peu que vous ayez coché la case peureux et timide, ce dernier prendra immédiatement ses jambes à son cou ! Pas génial pour l’image « royale »…ni pour votre crédibilité aux yeux du « petit peuple » !
Vous devez ainsi choisir deux traits de caractère parmi une liste intéressante comme aventureux, cuisinier créatif ou encore avide, érudit, négligé, vaniteux et j’en passe ainsi qu’un point faible dans une autre liste tout aussi amusante, dont vous pourrez trouver par exemple les points faibles suivants : sanguinaire, joueur compulsif, ivrogne, insomniaque, idiot, débauché etc.
Ces points faibles influent sur le comportement de votre personnage au point par exemple, qu’un besoin sexuel non assouvi pourra engendrer une conduite négative aux conséquences toute aussi négatives. Un effet « boule de neige » qui dessine une histoire sous vos yeux et dont vous tirez les ficelles.
L’humour d’un bout à l’autre
A chaque rencontre, comme dans tous les jeux Sims, vous avez le choix de parler ou non avec un autre personnage. Comme toujours, impossible de comprendre quoi que ce soit de ce langage incompréhensible mais cela permettra de savoir ce que pense votre souverain d’un autre personnage. Ainsi, durant une conversation, quelques pensées croustillantes seront quelques fois émises comme par exemple : « Votre souverain vient de se rendre compte que tel sim est idiot » ! Assez drôle généralement…
Créer votre style
Sachez-le, nous avons tous une Valérie Damidot qui sommeille en nous. Si si, vous avez une envie folle de mélanger les styles, maroufler et peindre tout en rouge. Ah non ? Pas vous ? En tous les cas vos sims, pourquoi pas… Nous connaissons leur énergie et ils s’en donnent à cœur joie pour créer par exemple une chambre en réglant les coloris et les motifs de papiers peints de leur choix. Il en est de même pour les vêtements et là on entend cette voix stridente de l’ex mannequin coach en image : « magnifique ma chérie ! »
Du bien être à la culture comme centre d’intérêt
Au même titre qu’un ambassadeur, vous êtes le garant d’un royaume qui se veut épanoui. Vos sims vivent dans un monde vaste, dont la conquête de territoires se valorise en terme de construction, de création de nouvelles activités ou d’entreprises. Ce qui laisse présager une durée de vie captivante quand on connaît la réputation d’un sim. Votre rôle étant de générer une attitude positive et inspirante. La partie débute sur quelques pièces à vivre dans le château… vous avez donc du pain sur la planche pour faire de votre royaume un royaume digne de ce nom. Par ailleurs quatre caractéristiques incarnent votre domaine dont chaque quête réussie valorise considérablement le climat ambiant de votre territoire.
En effet, en tant que souverain vous êtes dans l’obligation de protéger votre peuple. Et un peuple heureux est un peuple…heureux. Ce bonheur est spécifique à la caractéristique du bien être. Si la jauge du bien être est au top, alors vous ne connaîtrez pas la crise économique, les manifestations, les débats politiques stériles et les maladies probables. Mais attention, il ne tient qu’à vous de veiller à ce que votre peuple soit heureux, épanoui… même avec des sims idiots ou nymphomanes ! La sécurité est aussi un sujet sensible au sein d’une simulation de vie. Et il est de votre devoir de veiller à la sécurité de vos habitants, tout comme vous devez défendre la culture artistique et spirituelle tout en ayant une culture générale satisfaisante… à vous de voir ce qu’on peut mettre derrière « satisfaisante »… en ce qui concerne un sim !
Pensez-y en vous rasant
« De l’ambition que diable, de l’ambition » ! Votre sim doit être ambitieux, passionné. Répétez comme un mantra tous les matins ce que Goethe soufflait en son temps : « J’aime celui qui rêve l’impossible ». L’impossible, l’ambition, tel est le but de vos quêtes pour être aimé, idolâtré…Et bien que vous ayez en vous l’étoffe d’un héros sachez que le monde tourne parce que l’individu évolue pour le bien public. Et c’est pourquoi dix professions vous sont proposées à défaut d’être souverain. Vous pouvez ainsi incarner un prête jacobin ivrogne (de trait de caractère)… ça peut être très drôle. Ou, aussi, un espion chétif, un méchant insomniaque, un chevalier débauché etc… L’algorithme aléatoire laisse présager des heures de simulation très drôles.
L’aspect technique
En plus d’être amusant et captivant, Les Sims Medieval se montre simple et intuitif à jouer, avec une interface claire et fonctionnelle et des réactions assez vives des sims. De plus, la fonction de pose permet de consulter les différents guides du jeu, afin d’apprivoiser rapidement toutes les règles en vigueur dans cet opus.
Les graphismes sont également très réussis du moins concernant le rendu des bâtiments. Car, pour le reste, personnages et décors paraissent un ton en dessous de ce à quoi nous étions habitués avec les Sims. Petite déception à ce niveau…
Bonne nouvelle, par contre, les sims ne se prennent plus les murs et ne restent pas entre deux mondes comme un passage vers l’au-delà….pas de Bugs quoi ! Ainsi, après un ordre, ils contournent bien les meubles, les murs et s’ils ne peuvent pas accéder à une pièce, attendent que vous lui indiquiez avec plus de précision le chemin à prendre.
La bande son, pour sa part, est très hypnotique, l’ambiance « Puy du Fou » est bel et bien là. Dommage cependant que cette atmosphère musicale agréable ne soit pas mise d’avantage en avant.
Dieu, moi et un sim
En somme Sims Médiéval est un opus très attachant et très amusant. Le concept d’une vie virtuelle étant dépassé depuis l’apparition du Sims 1, il est intéressant de voir que Electronic Arts ne s’est pas contenté d’un nouveau volet en se reposant uniquement sur les bases précédentes. Les fondations étant solides, ils s’attaquent à des problèmes de fond, bien plus psychologiques que le simple fait d’effectuer des tâches classiques de la vie réelle. Avec les Sims Médiéval nous pénétrons ainsi un aspect peu évoqué dans le jeu vidéo en général: « donner un sens à sa vie ». Le caractère, les prédispositions des sims vont dessiner sous vos yeux une histoire unique. La notion d’effet boomerang (cause à effet) a un impact bien plus important sur le jeu. Fort heureusement rien de philosophique néanmoins. Un concept vu sous l’angle de l’humour.
Par ailleurs, les nombreuses quêtes et différents personnages (dix au total) à faire progresser selon dix niveaux vous tiendront en haleine un sacré bout de temps. Techniquement les défauts graphiques existent, mais l’ensemble se montre suffisamment satisfaisant, d’autant que l’aspect sonore apporte une petite touche supplémentaire. Une ambiance unique qui confirme que Les Sims Medieval s’est forgé son propre caractère en récupérant de bonnes recettes passées, mais en ajoutant une foule de nouveautés et idées originales, dans un univers nettement plus attractif et profond. Et si l’on y ajoute la durée de vie exemplaire, pas de doute, cette version médiévale des Sims dispose d’un véritable capital sympathie ! A essayer d’urgence…
Minddrop
Points forts :
- L’univers médiéval
- L’ambiance sonore et graphique captivante
- La prise en main intuitive
- La nouvelle mécanique de jeu, plus riche et plus poussée
- L’aspect aventure
- La durée de vie
- Un épisode à part…et plein de caractère !
Points faibles :
- Graphismes un peu en deçà des attentes
- Challenge pas forcément élevé
- Musiques un tantinet discrètes
- Pas certain que les puristes des Sims accrochent…quoi que…
La Note Le Mag Jeux Vidéo : 17/20
Editeur : Electronic Arts
Genre : Simulation de vie
Support : PC
| Imprimer l'article | Cette entrée a été posté par J.B le 7 avril 2011 à 13 h 29 min, et placée dans En Une, PC, Test de jeu. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou bien un trackback depuis votre site. |

































