Test : Aladin Magic Racer (Wii)
Le spécialiste de l’accessoire, Big Ben Interactive, est également actif en terme de productions vidéoludiques. Quelques fois même avec talent, comme se fût le cas pour le très bon Mad Tracks ou l’exigeant My Body Coach. Comme à chaque fois, les productions de l’éditeur affichent une compatibilité avec les divers périphériques de la console. Dans le cas présent, c’est la Wii Balance Board qui est à l’honneur, ce dans l’optique de nous faire vivre les sensations de ce cher Aladin sur son tapis volant. Ne nous emballons cependant pas, le titre proposé s’adressant avant tout à un très jeune public. Les Gamers de la première heure peuvent ainsi dores et déjà se détourner de ce test ! A moins d’être en quête d’un jeu à partager avec frères et sœurs…
Courses de tapis !
N’en déplaise aux joueurs expérimentés, la Wii s’adresse à un public très large. Clairement, tous les goûts y sont représentés, de façon plutôt équilibrée. C’est à ce titre que Neko Entertainment accouche de Aladin Magic Racer, jeu de course se déroulant dans un contexte inspiré des 1001 nuits. En terme de contrôles, seule la Wiimote sera utilisée, cette dernière s’inclinant à l’horizontal, afin d’effectuer les mouvements adéquates pour aborder les virages. De plus, la Balance Board est supportée et disponible selon trois configurations. Deux positions debout, la première vous plaçant en face de l’action et la seconde selon un positionnement « type » Skateboard. L’ultime position, assise, ravira les enfants car permettant de se prendre pour Aladin de manière encore plus réaliste. Concept familial oblige, jusqu’à quatre joueurs peuvent s’affronter simultanément, au travers de huit courses, jouables également en sens inverse. Quatre environnements au total sont sélectionnables, comprenant « La ville », « L’oasis », « Petra » et enfin, « La grotte ». Chacun d’entre eux intègre deux courses. Reste ensuite à choisir le personnage parmi une sélection de cinq protagonistes. Puis, après ces quelques étapes essentielles, la course va enfin pouvoir commencer…


Vous l’aurez compris, on reprend ici le concept de Mario Kart, dans un esprit grandement allégé. De cette façon, les joueurs utilisent des turbos représentés par de petits arc-en-ciel, de même que des lampes de génie donnant accès à plusieurs items à utiliser judicieusement. Le « boost de vitesse » augmentera votre vitesse de pointe, tandis que la pastèque perturbe la visibilité de l’ennemi. Nous trouvons également un bouclier, un « diablotin » (option piégée déposée sur la piste), le pigeon voyageur (équivalent de la carapace rouge de MK) et enfin des « mâchoires mécaniques », s’en prenant à tous les adversaires vous devançant. Parallèlement à ces compétences, il sera également envisageable d’utiliser le phénomène d’aspiration en se calant derrière un autre concurrent, ce de manière à gagner de la vitesse. On note aussi la présence d’événements de jeu -comme le fait de devoir courir sur une plateforme pour récupérer ensuite son tapis de course-, ces derniers vous invitant à secouer activement la Wiimote pour réussir l’action.
En marge des ces courses, l’indispensable option « mini-jeux » a été inclue. Le « rodéo d’orient » vous demande de suivre les indications à l’écran, afin de rester stable sur le tapis, alors que « vole qui peut » se présente comme une course poursuite, un rocher menaçant de vous écraser. « Génie course maboule » permet d’incarner une boule à déplacer dans le décor, tout en évitant les pièges, comme des précipices et autres obstacles. L’objectif, regagner le plus vote possible l’arrivée, tout en récoltant des sabliers utiles pour vous donner quelques secondes de temps supplémentaire. Enfin, « génie bataille maboule » propulse notre génie dans une sorte d’arène, face à des opposants prêt à tout pour vous éjecter de la plateforme.


Uniquement pour très jeune public néophyte !
Pour en venir aux faits, nous évoquerons tout d’abord le visuel assez séduisant pour le jeune joueur. Des décors très colorés, proches d’un rendu cartoon donc volontairement dépouillés, mais plutôt agréables à l’oeil. Ceci étant, le nombre restreint d’environnements (quatre) vient gâcher la fête, d’autant que les circuits se bouclent assez rapidement. Néanmoins, l’impression de vitesse générée reste correcte. Pour rester dans le domaine de l’ animation, c’est le stricte minimum concernant les déplacements des concurrents, lesquels étant pour le moins saccadés. Par ailleurs, les contrôles « wiimote en main » manquent un peu de précision, rendant la tâche assez ardue lors de l’approche d’embûches telles que le vautour, le piaf ou encore le chameau, ce dernier ocupant 75% de la surface de la piste !!. Ce problème de précision se confirme par la suite, dans le cadre du passage des arc-en-ciels (boost), pas toujours évidents à cibler. Clairement, le caractère étroit des pistes proposées n’aide pas, laissant peu de marge d’erreur au joueur. Un véritable temps d’adaptation sera ainsi nécessaire. Paradoxalement, le jeu via la Balance Board se révèle plus convaincant, offrant des sensations raisonnablement bonnes, toujours pour un jeune joueur. Mais c’est plus particulièrement dans le cadre des mini-jeux que cette dernière apporte un net regain d’intérêt, à défaut de nous inviter à participer à des épreuves véritablement passionnantes.
Reste que le nombre très limité de mini-jeux et de circuits risque de lasser rapidement, même si l’usage familial (ex : deux enfants et deux parents) peut réserver quelques fous rires. Heureusement, le « prix moyen » rend l’achat envisageable -même si une tarification de 30 euros semblait plus adaptée-, à condition de posséder la balance board et/ou de se cantonner à un stricte usage pseudo ludo-éducatif. En effet, Aladin Magic Racer peut se révéler intéressant pour une très jeune cible, peu familière au jeux vidéo en général. Une première étape envisageable avant de se lancer dans des titres moins accessibles aux jeunes gamers -car plus techniques-, comme Mario Kart ou Sonic et Sega All-Stars Racing. Reste également l’univers proposé, attractif pour plus jeunes car très coloré, dans une ambiance « bon enfant ». En revanche, en aucun cas le ”soft” de Big Ben ne devra être considéré comme une alternative aux titres cités précédemment, de part la nature du gameplay trop simpliste et le contenu minimaliste. Un Mario Kart pour les tout petits, ni plus, ni moins…
J.B
La Note Le Mag Jeux Vidéo : 11/20
Éditeur : Big Ben Interactive
Genre : Course/activités récréatives
Support : Wii
| Imprimer l'article | Cette entrée a été posté par J.B le 21 mai 2010 à 15 h 51 min, et placée dans Test de jeu, Wii. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou bien un trackback depuis votre site. |
































about 1 year ago
Il me semble que le développeur est Hydravision Entertainment, pas Neko interactive