Test de The Saboteur

Dans les années 40, Paris est sous occupation Allemande, ces derniers faisant régner ordre et terreur. Sean Devlin, un coureur automobile Irlandais va se retrouver finalement bien malgré lui engagé aux côtés de la résistance Française. Au départ motivé par une vendetta personnelle, le jeune homme va finalement contribuer à rendre un peu de sa vie à la capitale Française. Évidemment, alcool et jolies filles dévêtues seront de la partie…
« Sabotache » !
Tout débute devant un verre de Whisky, lorsque Sean fait la connaissance d’un haut membre de la résistance Française.
Après une vive discussion, une longue coopération va se mettre en place.
Votre premier objectif de sabotage sera de faire exploser un point stratégique Allemand peuplé de citernes à essence.
Une action qui vous permettra de définitivement entrer dans l’engrenage de la rébellion…
Après ces événements, la trame vous fera faire un « come-back » de trois mois afin d’en savoir un peu plus sur la vie de Sean.
Ce dernier, pilote automobile de talent entouré de plantureuses créatures, va perdre une course face à la flèche d’argent (une Mercedes, en d’autres termes…) conduite par un authentique nazi.
Une défaite forcée, puisque le pilote Germanique aura tiré plusieurs coups de feu dans les pneus de l’irlandais pour finalement gagner la course de façon illicite.
Désireux de se venger, Sean va finalement payer un lourd tribut en perdant un amis proche, sommairement exécuté par le Nazi incréminé.
Pour aborder le déroulement du jeu en lui même, ce petit saut en arrière du scénario s’avère vraiment plaisant, de même que de participer à une course automobile au volant d’une somptueuse voiture de course d’époque…
L’occasion de parler des nombreuses phases en véhicules conférant au jeu un véritable aire de GTA, d’autant que vous pourrez éjecter violemment, les conducteurs afin de leur subtiliser leurs voitures.
On prend du coup un réel plaisir à conduire tous ces véhicules, aujourd’hui de collection.
Une sorte de fantasme qui se réalise…
D’autre part, outre les « tacots » des citoyens honnêtes, vous pourrez carrément voler des engins de guerre (side-cars, jeeps, tanks…) afin de passer à la vitesse supérieure.
Notons également que, comme pour le jeu de Rockstar, il sera envisageable de renverser et écraser tous les passants, voir en venir directement au mains en pleine rue, sans raison valable…
Violence gratuite quoi !
Il faudra cependant veiller à ne pas abuser dans ces actes de violence.
Concernant les Parisiens, tout d’abord.
Une agressivité démesurée envers eux se solderait par un manque de soutien de la résistance, vous laissant alors seul lors de situations délicates.
Envers les Allemands ensuite, car cela entrainerait la mise en route des alarmes et de véritables chasses à l’homme.
Pour vous en sortir, il faudra sortir d’une zone rouge stipulée sur la carte présente à l’écran.
Pour se faire, l’utilisation d’un véhicule rapide sera conseillée, à moins que vous ne vous cachiez sur les toits, par exemple.
Car l’une de vos compétences vous permettra également d’escalader les bâtiments de Paris, pour y remplir des objectifs, atteindre discrètement des points précis ou se cacher.
Il sera même possible d’effectuer des sauts gigantesques d’un immeuble à un autre, en défiant les lois de l’apesanteur.
Pas forcement réaliste, mais tellement « fun » !
En règle général, on apprécie aussi la diversité des actions à effectuer et la variété dans le jeu.
En plus de Paris, vous pourrez également parcourir la campagne, lieu plus propice à la « planque ».
Concrètement, outre vos opérations de sabotage diverses (radars, haut-parleurs, projecteurs…) vous aurez également la possibilité d’exécuter des généraux nazis en leur glissant un message avant leur mort.
Paramètre qui vous obligera à tuer ce dernier d’une balle dans la tête au lieu de l’écraser simplement en voiture.
Vous devrez également « filer » des sujets dans le but de débusquer un traître qui sera à son tour exécuté par vos soins.
Toutes ces missions seront relativement libres et symbolisées par une croix bleue sur la carte.
Certaines d’entre elles vous demanderont de faire usage de techniques d’infiltration en subtilisant un uniforme allemand pour mieux pénétrer dans les lignes ennemies.
Heureusement pour vous, le marché noir vous sera utile pour vous ravitailler en nombreuses armes, objets et nouveaux véhicules.
C’est donc au détour de ruelles sombres que vous pourrez faire affaire selon le principe du troc.
En effet, chaque matériel souhaité devra être échangé contre de nouvelles missions dangereuses à effectuer…
Toute ce matériel sera additionnellement disponible pour vos alliés de la résistance.
Quelques faiblesses techniques mais une aventure trépidante
Premier aspect technique à évoquer, le visuel du « soft ».
La ville de Paris est particulièrement bien modélisée et représentée.
On y retrouve d’ailleurs la majorité des lieux mythiques de la capitale.
Dans certains cas, un enrobage tout en noir et blanc viendra même apporter un style vraiment particulier et plaisant, car accentuant cette impression « d’époque ».
Un vieux Paris très agréable à parcourir, à pied comme en voiture.
Les véhicules sont d’ailleurs superbement représentés, à tel point que les amateurs prendront un certain plaisir à jouer de la caméra pour les admirer d’avantage.
De nombreux détails seront aussi présents dans le décors, avec des passants assez réactifs et bien modélisés également.
Les effets spéciaux comme les explosions et autres nuages de fumée, présentent par ailleurs un très beau rendu.
Mention spéciale pour le joli rendu de la Seine…
Quant à la bande sonore, elle joue un très grand rôle dans cette ambiance « seconde guerre » en terrain Français.
Des musiques toujours « d’époque », présentes aussi bien dans les auto-radios des voitures que dans le cabarets.
De plus, les conversations des personnages sont bien rendues, avec des doublages assez réalistes, à préciser dans ce type de jeux.
Notons cependant des décalages à ce niveau.
Les passants contribueront également à cet aspect en vous gratifiant de commentaires plus ou moins agréables, selon la situation.
Par exemple, lorsque vous écraserez une pauvre grand-mère, nombre d’entre eux s’écriront « vous avez vu, il l’a tuée » et autres déclarations similaires.
En revanche, lorsque vous revêtirez un costume nazi, les interventions se feront bien plus timides…
Une différence faite apportant un degré de réalisme bienvenu.
Notez que les habitants représenteront d’ailleurs avec brio l’ambiance générale de la ville puisque ces derniers n’hésiteront pas à vous insulter (de doux mots comme « connard » ou autres) lorsque vous conduirez de façon excentrique.
En dehors des voix, les divers coups de feux, bruits de moteurs ou d’explosions contribueront positivement à l’ensemble de cette bande-sonore.
Les animations de notre héros Irlandais seront elles aussi très variées et plutôt bien faites.
Entre les phases de combats au corps à corps, les sauts, ou encore les séquences de « grimpette », voilà un facteur qui apportera une sacrée diversité à l’aventure.
On notera quand même quelques rares saccades même si de façon générale, les animations restent assez fluides.
Juste un petit manque de réalisme dans les attitudes de certains protagonistes qui semblent parfois un peu trop robotisées.
Par contre, les poursuites en véhicules sont de grande qualité, avec une impression de vitesse très variable, selon la mouture choisie.
Signalons quand même quelques ralentissements, assez occasionnels.
Côté « Gameplay », on trouve du bon et du moins bon.
Disons que -comme dans 90% des cas-, les angles de caméra ne sont pas toujours assez dynamiques pour permettre de vivre l’action qualitativement.
Une lenteur de mouvements qui fait perdre du temps ou rater des actions (comme, par exemple, lorsque vous devez faire une marche arrière rapide en voiture).
Comme toujours dans ce genre de situation, vous pourrez forcer les angles de vues avec le stick, fort heureusement !
Malgré tout, cela ne suffit pas à combler totalement cette lacune.
Concernant les touches d’actions, elles sont bien placées et permettent de prendre les commandes du jeu assez rapidement, même si certaines actions seront un peu compliquées à intégrer dans un premier temps (on s’emmêle les pinceaux durant les premières parties!).
Un paramètre accentué par des indications à l’écran purement illisibles.
Même le nez sur votre TV, il sera quelque fois strictement impossible de déchiffrer afin de déterminer la touche à utiliser.
Particulièrement énervant !
Par contre, les combats au corps à corps, phases en voiture et montées de bâtiments seront vraiment faciles d’accès et bien pensées.
Du coup, ces moments procureront un maximum de plaisir, également grâce à une utilisation assez instinctive des commandes, du moins à l’usage.
Concluons cette revue technique par la durée de vie du jeu.
Le très grand nombre d’actions, de missions et de sous-missions permettent de vivre une aventure, vraiment longue et progressive.
On apprécie aussi les quelques bonus à débloquer ou encore une invitation spéciale (dans la jaquette du jeu via un code) permettant d’assister à une représentation privée particulièrement coquine, ce dans un établissement Parisien…
D’une façon plus générale, on affectionne le simple fait de se balader dans la ville afin d’effectuer quelques excentricités et s’engouffrer dans des lieux interdits à la circulation.
Un point qui vous permettra de vivre des cascades dignes des films de Belmondo ou Rémy Julienne !
Clairement de nature à procurer une bonne dose de « fun »…
Un divertissement à la hauteur !
Même si on trouve mieux techniquement, The Saboteur a l’immense mérite de nous proposer une aventure dans un contexte original, quelque fois caricatural mais aussi tellement fidèle à son sujet, Paris !
Le caractère « ronchon » des Parisiens (enfin, des Français en général, d’ailleurs) est ici bien retranscrit, même si certains, de mauvaise fois, ne pourront le reconnaître…
Reste à savoir si les européens (hors France) apprécieront notre nationalisme (ex: « vive la France! »)…à la Française, représenté de temps en temps dans le jeu.
Il en va de même pour l’ambiance visuelle et sonore qui nous plonge avec réalisme dans cette période de guerre, à une époque méconnue de la plupart d’entre nous….
Voitures de collection, nuits Parisiennes et autres feront ainsi parti de votre quotidien, comme un saut dans le passé…
Au delà de cette ambiance réussie, la liberté d’action et le plaisir d’effectuer les missions nous feront passer d’excellents moments.
Dommage que Paris ne soit pas représentée à l’échelle, de même pour les régions environnantes (quelques secondes pour atteindre la bourgogne, c’est clair, ça le fait pas !).
D’un autre côté, toute la France à l’échelle, cela demanderait pas mal de boulot !
La seule capitale en entier nous aurait déjà comblé…mais tant pis !
Enfin, quelques problèmes de caméra, des indications quelque fois illisibles ainsi qu’une intelligence artificielle ridicule, car trop dictée par une mécanique pré-établie viendront assombrir légèrement ce beau tableau.
Malgré tout un jeu rafraîchissant et « fun », à essayer…surtout en bon Français !
J.B
Points forts : L’ambiance d’époque, une action prenante dans la capitale, la bande-sonore, le rendu noir et blanc occasionnel , la trame efficace bien que simple
Points faibles : Certaines indications illisibles, gameplay parfois perfectible, lenteur de la caméra, quelques faiblesses techniques en général
La Note le Mag Jeux Vidéo : 16/20
Éditeur : Electronic Arts
Support : Xbox 360 et PS3
Commander The Saboteur sur Rue Du Commerce
| Imprimer l'article | Cette entrée a été posté par J.B le 1 janvier 2010 à 0 h 00 min, et placée dans Test de jeu, Xbox 360. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou bien un trackback depuis votre site. |






























