Ah, Sangoku ! Héros de notre jeunesse, compagnon de nos mercredi avec Dorothée, combattant indémodable…Probablement le Manga le plus populaire en France, mais aussi le plus exploité. Car, comme chaque année, Bandai-Namco trouve le courage de produire un énième jeux de combat, baptisé logiquement Dragon Ball Z Raging Blast 2, faisant suite à son aîné (2009). Nous retrouvons ainsi un genre très populaire mettant en scène des affrontements façon Tenkaichi. Bon, nous, on aurait préféré un nouveau DBZ sur Wii, histoire de vivre quelque chose de nouveau via le Wii Motion +, pur fantasme de gamer, la logique commerciale ayant ses raisons…Reste à savoir ce que pourrait bien apporter cette nouvelle galette aux fans de plus en plus blasés. Final Flash !!!!

 

A force d’être déçus…un rayon de soleil se profile !

Cette année d’avantage encore, l’adaptation vidéoludique de Dragon Ball Z paraît taillée pour les fans de pure souche exclusivement. Car, clairement, c’est sur des détails probablement insignifiants pour le joueur lambda que l’intérêt de cet opus se révèle. Car, de prime abord, l’affaire semble peu originale. On découvre en effet un enrobage visuel très similaire à celui en vigueur dans Raging Blast premier du nom, pour cause de moteur graphique identique. Des environnements retranscrits avec soin, donc, et de manière fidèle en comparaison avec le Manga. Mais en dehors de la présence de nouveaux éléments destructibles, la différence ne saute pas aux yeux. Par contre, les textures et modélisations de Goku et Cie gagnent en finesse et en détails, procurant au joueur un sentiment d’immersion encore plus saisissant qu’ auparavant. Impression confirmée en pleine action, avec des mouvements de caméras revus et de meilleure qualité. Ainsi, les situations aberrantes rendant votre personnage quasiment invisible car perdu en dessous de l’action, se veulent moins fréquentes. D’autre part, les mouvements de la dite caméra se montrent plus rapides, permettant de suivre l’action avec d’avantage de dynamisme. Enfin, pour clore ce premier chapitre purement technique, en marge des toujours excellentes voix japonaises (passage obligatoire par les options), les fans apprécierons -à défaut de bénéficier des musiques originales- des rythmes plus proches des véritables musiques, comprenant notamment des phases « chantées » en Japonais. Remercions l’équipe de développement pour l’abandon de ces sonorités tantôt Rock tantôt Techno, véritablement dénuées d’intérêt de de qualité. Une évolution auditive à remarquer…

              

A ce stade de notre test, difficile de savoir sur quel pied danser pour un fan, le contenu étant finalement le principal intérêt d’une telle production. Rassurez-vous, de ce point de vue là, Bandai-Namco réussit à nous surprendre, profitant peut-être de notre très légitime à priori annuel…Premier bonus fort sympathique, la présence d’un épisode animé totalement inédit en France, intégré dans le contenu à débloquer. Un opus long d’une petite demi-heure, comptant l’histoire d’un Tsuful et de la déchéance des Saiyens. Première conséquence concrète, l’ajout d’un personnage original dans la sélection de personnages ! D’ailleurs, dans le domaine, avec plus de 90 combattants, les parties en multi-local s’annoncent variées, le jeu en ligne n’étant pas véritablement essentiel, en raison d’un manque de fluidité dans les affrontements. Et si l’on retrouve toutes les options de jeu habituelles et multiples déclinaisons de tournois, le mode de jeu principal retiendra toute notre attention. Ainsi, en lieu et place du classique scénario de coutume, le « soft » nous propose de choisir n’importe lequel des combattants (bons ou méchants…) afin de lancer une quête individuelle agrémentée des principaux combats mis en valeur dans le Manga véritable. Exit les éternels dialogues et cinématiques interminables, Dragon Ball Z Raging Blast 2 taille dans le vif, en enchaînant les combats mythiques « vitesse grand V ». Nous retrouverons donc tous les duels importants de la série (Goku vs Vegeta, Goku vs Freezer, Trunks vs les Cyborgs, Cell vs Gohan, etc…) avec la possibilité de débloquer des phases bonus, introduisant une vague notion de choix sur le parcours. Concrètement, une petite interface vue de dessus ¾ laissera apparaître petit à petit de nouvelles scènes, en fonction de votre progression. Une progression cependant moyennement convaincante, principalement pour une raison. En effet, afin de rendre les parties plus difficiles, l’I.A y a été « gonflée » de façon peu réaliste, obligeant parfois San Goku a puiser dans ses réserves pour battre de faibles protagonistes comme Krilin et Tenchinhan. Du coup, l’affrontement face à Freezer paraîtra totalement inégal, nous obligeant à abuser du Genkidama pour prendre l’avantage. En réalité, c’est en multipliant des combats que l’on pourra rapidement booster notre personnage, lui offrir de nouvelles attaques ou, dans le cas des Saiyens, des transformations. Et si un scénario se termine assez vite (de 30 à 45 minutes selon le personnage et notre niveau), le fait de disposer de plus de 80 choix, permet de rendre la durée de vie de ce second opus juste « gargantuesque ». D’autant que les nombreux pouvoirs, compétences et images collector à débusquer rendront cette facette encore plus convaincante, sans parler du jeu en multi et des modes de jeu additionnels.

                

Pas révolutionnaire mais jouissif pour LE fan

Finalement, à force de décevoir chaque année, cet opus 2010 de Dragon Ball Z sur consoles H.D crée une petite surprise, sans bouleverser une licence difficile à réinventer. Ainsi, si l’aspect technique n’apporte rien de nouveau en terme de spectacle, on appréciera déjà l’effort fait sur les musiques du jeu, plus « japonaises », de même que la gestion de la caméra, moins perfectible. Évidement exclusivement destiné à ses meilleurs fans, Dragon Ball Z Raging Blast 2 se démarque principalement sur deux points. En premier lieu, l’approche plus directe du scénario se veut assez originale, permettant de vivre une foule de « quêtes », retraçant les meilleurs batailles de chacun des combattants, tout en débloquant pas mal de bonus et nouvelle attaques. Petite parenthèse à ce sujet, Bandai-Namco parvenant tout de même à nous offrir encore quelques scènes inédites lors de la réalisation de certaines attaques spéciales et enchaînements. Un détail pour le joueur lambda, un petit plus pour l’aficionado…Enfin, l’ajout d’un véritable épisode animé inédit en Europe constitue une belle cerise sur le gâteau, gourmandise dont se délecteront tous les amateurs de Goku.

Sans prendre de véritables risques, l’éditeur redore toutefois son blason avec un DBZ plus respectueux des fans et, de manière très relative, plus original que de coutume, malgré une réalisation qui ne bouge presque pas. Une bonne cuvée, dotée d’un belle durée de vie même si nous restons dans l’attente d’« autre chose »…

J.B

La Note Le Mag Jeux Vidéo : 16/20

Éditeur : Bandai-Namco

Genre : Combat 3D

Supports : Xbox 360 et Playstation 3

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