Test Flash : Dead or Alive Paradise (PSP)
Dead or Alive Paradise représente la première apparition de la licence de Tecmo sur la console portable de Sony. Cet univers, connu pour ses combats violents et ses guerrières à la plastique surréaliste, avait dores et déjà montré ses charmes par deux fois sur console de salon, dans cette version « vacances d’été ». Très clairement orienté jeu de drague et collecte d’objets, le « soft » met à votre disposition dix jeunes nymphettes que vous devrez distraire pendant quinze jours.
Invitées sur l’île de Zack pour des raisons diverses et variées les jeunes femmes pourront ainsi s’adonner aux joies du volley, du farniente et, le soir venu, du casino. « Paradise » est en fait le portage de Xtreme Beach 2 (Xbox 360), avec quelques ajouts et surtout, quelques retraits ! Et si l’ambiance à toujours le mérite de nous faire sentir le sable chaud, celui-ci aura malheureusement tôt fait de nous piquer les yeux.
Des maillots, toujours des maillots, encore des maillots…
Dès le lancement du jeu, on se trouve en terrain connu. L’introduction reprend les cinématiques de la deuxième version console de salon, cependant la bande-son sera remplacée par des compositions de moins bonne facture, aux quelles nous aurons droit tout au long du jeu. En petit nombre, ces dernières deviennent très rapidement soporifiques ! On est alors satisfait de pouvoir utiliser notre propre bibliothèque de Mp3 pour redonner un zest d’intérêt à ce titre tellement avare en contenu ! Fini les courses de jet-ski et de drapeaux sur la plages ainsi que la majeur partie des activités de piscine. Il vous faut désormais remplir les journées avec du volley, du shopping, des courses de tapis et un casino chichement fournit. Et c’est tout ! Bon, ne soyons pas trop agressif, et profitons plutôt de l’attraction première que nous offre cette petite galette, les jeunes femmes en maillots de bain dans de jolis décors estivaux. Hélas, c’est une nouvelle déception ! Mise à part les poitrines qui souffrent toujours du même problème de rebondissement, la digitalisation semble, la plus part du temps, faite à la serpette ! Sans parler des nombreux soucis d’aliasing qui gâchent quand même la majeur partie de l’intérêt de ce titre. Par ailleurs, les décors sont loin d’être convaincants en raison d’animations trop sobres. On fait très vite le tour du capital divertissant, et les séances photos chronométrées n’aident pas à se détendre en profitant d’une pause bien méritée ! Non, car les postures adoptées par les modèles demeurent trop enfantines et naïves au regard de ce qui nous était promis dans la démo. On finit par répéter les trois mêmes activités pour essayer de sympathiser avec les autres filles, afin qu’elles nous offrent… des maillots de bain ! Cqfd !


Enfin pour ne pas être trop cruel, mentionnons quand même le fait que DOA Paradise aurait put être intéressant si il avait été le premier du genre. Hélas, ses ainés font bien mieux que lui sur tous les plans, et ce n’est pas l’ajout d’une nouvelle demoiselle inexistante dans la licence officielle (et qui permettrait de s’interroger sur le casting du futur DOA 5) qui relancera l’intérêt d’un gameplay qui endort au bout de quinze minutes. Son véritable point fort, au final, reste d’offrir à la PSP un jeu estampillé Dead or Alive. La modélisation moins fine que ce que d’autres titres de la même console propose, ne permet même pas de savourer le fait de voir les jeunes combattantes batifoler sur les plages d’une île désertique…


Un titre qui s’assume pas
En fin de compte, l’intérêt de jeux tel que Dead or Alive Paradise est de mettre en avant un visuel de charme dans des activités relaxantes. Tecmo et la Team Ninja offrent à leur nouveau-né un graphisme décevant et un gameplay frôlant le médiocre. Loin d’améliorer les premières moutures, où de proposer un autre style de jeu, pour s’adapter au capacités de la console, Tecmo/Koei propose finalement à tout possesseur de PSP un titre de mauvaise facture dont l’intérêt s’évanouira en un quart d’heure, à moins de n’avoir jamais entendu parlé de la licence Dead or Alive. Malgré tout, pour celui qui accrochera, les dix jeunes filles et les 200 maillots à découvrir offriront -potentiellement- une durée de vie conséquente. On ne peut cependant pas recommander l’acquisition d’un titre qui ne s’assume pas et qui a si peu à offrir, particulièrement pour un possesseur des versions antérieures! Nous vous proposons de l’essayer vous-même en participant à notre concours juste ici.
Alan.
La Note Le Mag Jeux Vidéo : 9,5/20
Editeur : Tecmo/Koei
Support : PSP
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| Imprimer l'article | Cette entrée a été posté par J.B le 19 avril 2010 à 8 h 53 min, et placée dans PSP, Test de jeu. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou bien un trackback depuis votre site. |





















