Test Flash : Silent Hill Shattered Memories (PS2)
Après un épisode sur console HD, Silent Hill nous revient dans une version PS2 signée Climax. Étonnante nouvelle sachant que la PS2 est en fin de vie et que ce même jeu est sorti sur la console Wii de Nintendo. Une sorte de retour aux sources sur des consoles qui ont vu naître le meilleur « hit » de Konami. Dès l’insertion du DVD Rom, on nous prévient d’emblée, le jeu va jouer avec notre mental ! Contrairement aux autres opus, celui-ci va nous analyser aux travers de tests psychologiques et de logique. Cette phase s’incrustera directement dans l’histoire et influencera le déroulement du jeu. Dans Silent Hill Shattered Memories, on retrouve les éléments du premier épisode. Après une perte de contrôle de son véhicule, Harry Mason perd connaissance. A son réveil, il s’aperçoit que sa fille Cheryl à disparu. Malgré les conditions difficiles dans la ville de Silent Hill, il décide de la retrouver. C’est à ce moment précis que commence l’aventure pour nous…
Une aventure intense
On remarquera que le déplacement du personnage a été modifié. Les commandes ressemblent à celle d’un FPS. Le stick analogique droit pour avancer et le gauche pour changer de direction. On s’y fait assez vite et cela rajoute même une part d’immersion . Graphiquement, la touche si particulière des Silent Hill a été respectée. Les décors sont sombres et malsains et l’image est neigeuse. Pas de doute, on est bien dans l’univers du jeu de Konami. Après avoir erré dans la zone de l’accident, on découvre un nouvel aspect du jeu. Des éléments du décors pourront être touchés dans le but d’ obtenir une clef ou un objet. On pourra par exemple attraper une canette, la secouer et la retourner pour obtenir un item. Ces séquences seront assez fréquentes pendant ces phases de recherche. Pour agripper un objet, il suffira de presser sur la touche « R2 » puis le manipuler avec le stick analogique gauche. Rien de plus simple. Surtout que les énigmes proposées sont indiquées à l’écran par un triangle blanc. Autre nouveauté, les échos. Des souvenirs de Harry sont dissimulés un peu partout sous la forme d’images brouillées. En utilisant le téléphone portable, on pourra décoder la séquence. De quoi en apprendre un peu plus sur la vie du « héros ».
Cependant, un Silent Hill ne serait pas ce qu’il est sans les passages obligatoires dans le monde altéré. Une sorte de zone qui reflète les troubles mentaux de Harry Mason. La ou dans les autres épisodes vous aviez des armes pour vous défendre, ici il vous faudra user vos semelles de chaussure pour fuir vos ennemis. Plus moyen de se défendre face à ces « bêtes », exit aussi les remèdes. On nous demande simplement de rester en vie. Le jeu est plus tourné vers la survie et s’éloigne de tout ce qu’on a pu connaître avant. Par exemple, un endroit paisible comme l’école deviendra un véritable cauchemar en occasionnant une course poursuite « de folie ». Harry devra ainsi retrouver son chemin et regagner la porte pour sortir de ce monde horrible. Des ennemis au physique très particulier, s’agripperont au pauvre papa désespéré et inviteront même quelques amis pour mieux nous empêcher de fuir. Des séquences fortes en émotions, notamment à la faveur des cris de monstres se précipitant derrière nous, tout en essayant de nous attraper. Assurément, cette phase de jeu se montre très réaliste et très bien réalisée. Et même si le moteur graphique de la PS2 n’est pas des plus jeune, le rendu de général de l’ambiance est de très bonne facture. On est véritablement immergé dans la pseudo réalité de Harry.
Et pour enfoncer le clou dans cette nouvelle manière de faire des survival-horror, les phases avec le psychologue auront une incidence sur les événements du jeu. Schématiquement le jeu se construit de la sorte. D’abord la recherche de Cheryl dans le monde normal pour passer vers l’ altéré puis vers la séance chez le psy. A la manière d’une thérapie, après chaque séquence de jeu, on se retrouve devant cet homme prêt à nous analyser. Il nous proposera des tests de personnalité. Notez que l’on nous prévient dès la mise en route du jeu, que ce Silent Hill Shattered Memories essayera de cerner notre propre « soi ». Il faudra donc jouer le jeu et répondre honnêtement aux différents ateliers que nous propose le psychologue. Une phase cruciale compte-tenu des conséquences immédiates engendrées, notamment lors des périodes de recherche. Enfin, n’oublions pas d’évoquer un élément important dans Silent Hill à savoir la bande-son. Oppressante est un adjectif qui lui convient parfaitement. Toujours bien calée, elle donne un sentiment de malaise. Elle apporte également ce petit plus qui fait que l’on ne se sent pas vraiment rassurer à l’idée de devoir continuer notre chemin.

Retour aux sources bénéfique
Au final, ce Silent Hill Shattered Memories représente un retour aux sources réussi, offrant une histoire qui tient vraiment la route. Les scènes de combat ne font plus partie de cet opus et sont remplacées par des courses poursuites. Un ajout qui donne une nouvelle tête à ce survival-horror. D’autant que l’idée d’intégrer un psychologue dans l’histoire nous amène à nous demander si l’on parle de Harry Mason ou de nous même. D’ailleurs, la fin nous « bluff » littéralement concernant cette dernière question. Enfin il est toujours agréable de revoir des endroits bien connus comme le centre commercial ou le café où l’on rencontre Cybil. Bémol, la transposition du jeu Wii vers la PS2 a quelque peu souffert au niveau « gameplay ». Bien que très instinctives, les commandes sont un peu lourdes à la longue. Même constat visuellement, l’opus Wii lui étant logiquement supérieur. En terme de longévité, comme sur Wii et PSP, l’aventure demeure moyennement longue (six bonnes heures) mais devra être parcourue au moins quatre fois afin de découvrir toutes les pièces cachées et séquences de fin. Ces dernières dépendront en effet des choix faits et de votre attitude générale pendant le déroulement du jeu. A la conclusion, ce Silent Hill est une vraie réussite, proposée de plus un tarif très attractif.
P.R
La Note Le Mag Jeux Vidéo : 17/20
Editeur : Konami
Support : PS2, PSP, Wii
| Imprimer l'article | Cette entrée a été posté par J.B le 6 mars 2010 à 15 h 52 min, et placée dans Retrogaming, Test de jeu. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou bien un trackback depuis votre site. |























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Cybil Bennett