Undead knightsUndead Knights ou la nostalgie des beat-them-all de la PS2, attire dés les premières secondes par ce plaisir sadique d’incarner un vil destructeur emplit de rancœur. Fini le chevalier rutilant, l’héroïc-fantasy se fait violent aujourd’hui ! Judicieux mélange d’un Overlord et de Soul Reaver, les trois protagonistes ne ménagent pas leurs efforts (et surtout ceux de leurs esclaves) pour atteindre leur objectifs. A grands coups de lames stylisées, ils se frayent un passage grâce à leur armée cadavérique, au travers de vingt niveaux, pour mettre à mal le royaume du roi félon !

 

Cette sensation s’appelle Vengeance !

Trahis par le roi qu’il servait, Romulus Blood est assassiné avec sa femme, la belle Sylvia, et son frère Remus, également fin bretteur. Tout aurait pu s’arrêter là ! Mais quand on s’appelle Blood et qu’on est chevalier de son état ; il est hors de question de sortir par la petite porte ! Ainsi équipé, le trio désormais infernal fait un come-back du côté des vivants pour réclamer vengeance, chacun disposant d’une apparence et d’une arme spécifique. Et sans jeux de mots douteux, « ils n’y vont pas de main morte » pour prendre la tête de leurs ennemis ! Gratifiés désormais d’une nouvelle capacité, ils peuvent, d’un contact de la paume, transformer tout être humain en zombie docile. En plus de leur maîtrise de l’arme blanche, c’est cet aspect du « gameplay » qui sera mis en avant tout au long de l’aventure. Dévorer, détruire, catapulter, et même, créer un pont ! En fonction de l’environnement, les serviteurs se mettent en quatre pour faciliter le travail de leurs maîtres. Les armées ennemies ne cessant de fondre sur vous, il ne sera d’ailleurs pas difficile de grossir les rangs de votre armée de zombies.

Mais ne pensez pas être seul dans votre soif de vengeance, car il vous faudra, lors d’un mode multi -bienvenu pour rallonger la durée de vie-, faire face à deux ou trois autres joueurs. Composé de trois catégories, ce mode multijoueur accepte jusqu’à quatre rivaux. Il se compose d’une « survival race », où vous devrez être le plus rapide, mais aussi, le plus violent ; un « King battle » dans lequel chacun devra tenter d’abattre le boss en premier et, enfin, on notera la présence du « undead battle », véritable duel n’acceptant que deux joueurs et ayant pour but de vous jeter des zombies à la figure ! Que de réjouissances !

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Du néo old-school!

Sur un plan plus technique, le titre de Tecmo-Koei n’est pas exempt de petits défauts qui seraient passés presque inaperçus sur la PS2 il y a quelques années mais qui, aujourd’hui, malmènent l’immersion dans l’univers aux couleurs gothiques. Le premier concerne la gestion de la caméra. Peu réactive, elle oblige le joueur à stopper son déplacement pour profiter d’une meilleure visibilité du terrain. Le deuxième semble lié au choix des développeurs d’imposer le stick pour les déplacements et la croix multidirectionnelle pour la caméra. Si ce système peut satisfaire les petites mains, il deviendra vite crispant chaque fois que l’on se verra obligé de stopper la partie pour éviter la crampe. Sur un aspect plus précis du « gameplay », la stratégie laissera place à l’action, et tout comme dans un « Dynasty Warrior », la répétition des combos augmentera la sensation d’agressivité mortifère débridée! Bien que les différences entre les trois personnages restent trop timides au fil du jeu, les combos changent, mais les zombies s’utilisent de même manière. Il est cependant dommage que les temps de chargements, de durée raisonnable sommes toutes, fragmentent chaque niveau en tableaux trop précis (créer son armée, l’utiliser comme il faut, avancer et recommencer). Le maquillage perd un peu de son éclat avec ces petits moments d’attentes. Heureusement, l’ambiance sonore assure une bonne immersion grâce à des rythmes soutenus, incitant à ne faire aucun quartier ! De plus, les cris désespérés des chevaliers et les grognements des cohortes de monstres parachèvent le tout. Certes, le sang ne coule pas à flot (il s’évapore très vite !), mais là encore les bruitages ne laissent aucun doute sur l’efficacité des attaques à l’encontre du corps des adversaires. Quant au casting des voix -correct sans plus, bien qu’il soit exclusivement en anglais et sous titré dans le même langage-, l’utilisation des symboles des touches lors des tutoriaux permettra à quiconque d’avancer sans se sentir abandonné. 

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Undead Knights s’avère être un défoulement plaisant. Le choix de la difficulté et du roster de trois personnages ajoute sa touche de personnalité. Le mélange Tecmo/Koei correspond à ce qu’on était en droit d’espérer : du carnage et des femmes à la plastique généreuse. Le charme opère, et à moins de ne pas être sensible à l’appel d’un champ de bataille où s’entremêlent acier et magie, Undead Knights se pose comme un divertissement plus qu’ agréable. Les beat-them-all des années 90 se faisant désormais rare, il reste toujours plaisant d’en posséder un de facture correcte.

Alan.

La Note Le Mag Jeux Vidéo : 15/20

Éditeur : Tecmo/Koei

Support : PSP

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