Test : Socom Fireteam Bravo 3 (PSP)
La portable de Sony accueille la série SOCOM, « soft » proposant aux joueurs d’évoluer seul ou en ligne dans divers environnements, sur un fond de guerre stratégique poussé. Dans ce nouvel opus, quatre combattants des forces spéciales Américaines devront récupérer des informations de la plus haute importance, perdus au beau milieu d’une ex-enclave soviétique. Le succès de l’équipe dépendra en partie de votre aptitude à approcher l’ennemi de façon plus ou moins furtive. Il faudra également gérer avec intelligence vos troupes, en donnant les ordres adéquates selon les missions proposées.
Guerre stratégique
Concrètement, on trouvera plusieurs options de jeux en ligne permettant de coopérer avec trois autres joueurs « online » dans la campagne, voir carrément de s’affronter jusqu’à seize en même temps. En solo, la « campagne » constitue le principal intérêt de Socom Fireteam Bravo 3. Le déroulement de l’action de présente sous la forme d’un jeu de tir à la troisième personne vous donnant la possibilité de gérer également les déplacements et attitudes de vos compagnons. Avant de vous lancer dans la bataille, une interface très accessible et bien pensée vous donnera le loisir d’équiper vos quatre soldats selon les besoins. Arme primaire puis secondaire (AK 47, fusil à pompe…), grenades (classiques, aveuglantes…), charges explosives ou jumelles de vision nocturne, l’idéal étant d’obtenir une certaine homogénéité dans la sélection de votre troupe. Au fil de l’avancée, de nouveaux équipements seront également proposés. Notez aussi qu’une phase d’entrainement très utile pour mémoriser les commandes de jeux vous sera accessible en début de partie. Si les premières minutes s’avèrent assez complexes à jouer en raison d’une prise en main délicate via le stick analogique de la PSP, on se prend finalement assez vite au jeu, ce malgré quelques imprécisions liées à vos tirs. En effet, vos camarades de jeux se montreront assez performants sur le champ de bataille pour peu que vous leur ordonniez de « tirer à tout va ». De plus, la présence d’un système de verrouillage des cibles vous permettra de ne jamais manquer votre objectif, passant d’un adversaire à un autre avec une grande facilité. Peut-être un peu trop facilement d’ailleurs… Toujours est il que ce point gomme en partie le manque de précision de vos tirs. Toujours en terme de « gameplay », plusieurs ordres bien distincts pourront être donnés à vos hommes comme le fait de « garder la position », « approcher furtivement » ou « lancer une grenade aveuglante avant assaut ». D’une manière générale, ces ordres sont facilement utilisables, ce par le biais du bouton O de la console, donnant accès à un petit menu clair et simple d’utilisation. De même lors de la récupération de documents importants. Additionnellement, notre chef d’escouade aura le loisir de cibler un lieu de façon aléatoire, ce afin d’y envoyer un compagnon en éclaireur (bouton carré). Très pratique, d’autant que ces soldats d’élite feront souvent preuve de grandes compétences au combat, même encerclés par de nombreux assaillants. Pas obligatoirement réaliste mais clairement sécurisant pour vous…Concernant votre personnage, il offrira également plusieurs capacités, comme le fait de s’allonger ou de s’accroupir, de sauter, ou d’effectuer un zoom selon l’arme utilisée. On appréciera aussil’utilisation intelligente des grenades. Ainsi, une fois sélectionnées (changement d’armes/équipements avec la croix directionnelle), vous pourrez maintenir la pression sur le bouton d’action, dans le but d’appliquer un angle plus ou moins important à votre lancer, selon la distance vous séparant de votre cible. Cette action sera rendue plus accessible par la présence d’une flèche flexible et de couleur, sur un principe assez similaire à ce que l’on peut trouver dans une simulation de football lors d’un coup franc.
Bilan technique « mi-figue, mi-raisin »
Clairement, les commandes proposées sont toutes bien pensées et s’utilisent de façon intuitive sans pour autant demander un temps d’adaptation important. Ordres, actions de votre personnage et navigation dans les menus, tout semble plutôt bien maîtrisé à ce niveau. On déplorera par contre l’utilisation du stick analogique, pas forcément agréable, ni même confortable à l’usage. Une trop grande sensibilité de ce dernier occasionne quelques ratés durant les parties. Heureusement, le système de « lock » et une bonne gérance stratégique de votre team fera vite oublier ces approximations relatives. Pour rester dans le domaine du positif, évoquons l’excellente bande-sonore qui, bien que classique (boom-boom, pan-pan, etc…) offre un rendu saisissant et apporte un degré d’immersion notable sur PSP. Même si les dialogues restent relativement ennuyeux car manquant de rythme et faisant preuve du classicisme habituel propre au genre, ils demeurent bien retranscrits, relatant assez fidèlement l’attitude un peu « va t’en guerre » des Américains. On est dans le cliché, c’est clair, mais comme toujours dans ce type de « soft ». Par contre, pas de musiques d’ambiance, l’action intense se suffisant à elle-même. Voilà qui permet d’apprécier d’avantage les divers bruitages assez qualitatifs, comme le son de la pluie battante ou des pas hâtés des soldats. Pas de « chichis », on va droit à l’essentiel et c’est temps mieux ! D’un point de vue visuel, Socom 3 sur PSP laisse par contre un sentiment plus mitigé. On parlera tout d’abord des graphismes très pixélisés, en particulier sur certaines textures, y compris lors de séquences cinématiques. Un effet d’escaliers vraiment pas joli et assez présent. Les décors manquent également un peu d’originalité, la majeure partie des affrontements se déroulant dans des villes, dans les rues, les bâtiments et autres gares ferroviaires. Du coup, les missions se ressemblent un peu toutes (toujours visuellement parlant), d’autant que d’une façon générale, tout cela reste bien terne et grisâtre. C’est la guerre, me direz-vous…Oui, mais on aurait quand même apprécié un effort concernant les effets de ciels ou décors secondaires ! Les protagonistes sont quant à eux de qualité visuelle correcte, même si les adversaires présentent eux aussi quelques « pattés de pixels » peu agréables à l’œil. Clairement, graphiquement, on aurait été en droit d’espérer mieux sur la console de Sony. S’ajoute à ce constat une qualité d’animation perfectible, notamment en raison de l’apparition régulière de quelques ralentissements, ce quelque fois durant des phases de combat effrénés. On ne parlera pas d’une généralité, mais tout de même…Par ailleurs, les déplacements de vos soldats proposent un rendu plutôt convaincant même si l’on a déjà vu beaucoup mieux en matière de décomposition des mouvements. Enfin, les effets spéciaux se feront très rares et moyennement attrayants, laissant apparaître une nouvelle fois quelques faiblesses techniques excusables sur une DS, mais pas sur PSP. Cela est particulièrement visible lors de l’explosion d’une grenade.
Uniquement en multijoueur
Ceci étant dit, l’intérêt de SOCOM ne se fait pas réellement dans le côté technique des choses, contrairement à un pure FPS. Ici, le principal demeure de proposer une action haletante et une prise en main suffisamment qualitative, de façon à développer l’aspect stratégique proposé. De ce point de vue là, hormis les problèmes de précision liés au stick, on peut dire que l’équipe en charge du développement a bien bossé. Alors c’est vrai, cela n’est ni beau, ni impressionnant, mais les combats parviennent à captiver, alternant les phases de combat intenses avec des périodes plus stratégiques ou l’usage de la furtivité demeurera intéressante. On apprécie aussi la possibilité de donner de nombreux ordres aux hommes, ainsi que la fait d’équiper chaque soldat différemment. L’interface présentée permet d’alterner les ordres directs durant les combats avec des indications données via les sous-menus, toujours clairs et accessibles en un clic. A ce niveau là de notre test, on peut ainsi conclure que Socom Fireteam Bravo 3 remplit son contrat…Oui mais voilà, un dernier point vient quelque peut contrarier cette conclusion. L’intelligence artificielle ! Même si cette dernière se montrera plus incisive en fonction du niveau de difficulté choisit, on déplorera les attitudes un peu basiques de certains opposants, ainsi que les capacités de vos collègues, clairement à mettre au rang de « surhommes ». Un point qui entraîne une baisse d’intérêt de l’aspect stratégique proposé, les parties pouvant très bien être gérées en se contentant d’envoyer systématiquement vos compagnons au « turbin » en leur donnant simplement l’ordre de tirer à volonté, pendant que vous verrouillerez tranquillement les snipers, quasiment incapables de vous échapper. Voilà qui donne un vrai « coup de moins bien » à l’intérêt principal de cette production qui finit par manquer de challenge. Vraiment dommage, d’autant que l’action était clairement au rendez-vous ! Au final, la campagne solo se montrera trop « faiblarde » pour justifier un achat. En revanche, les amateurs du genre ayant le loisir de jouer à plusieurs y trouveront un excellent jeu d’action stratégique offrant de bonnes idées en terme de « gameplay », pour peu que l’on dispose d’adversaires à sa mesure.
J.B
Points forts :
- l’interface accessible
- la prise en main générale
- la bande-son « sans chichis »
- le jeu en ligne
- une action assez captivante
Points faibles :
- les graphismes vraiment pas beaux
- des ralentissements en pleine action
- le stick analogique trop sensible
- une faible durée de vie en solo
- l’intelligence artificielle qui « tue » un peu l’intérêt
La Note Le Mag Jeux Vidéo : 14/20
Éditeur : Sony
Support : PSP
Acheter Socom 3 sur Alapage
| Imprimer l'article | Cette entrée a été posté par J.B le 21 mars 2010 à 15 h 52 min, et placée dans PSP, Test de jeu. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou bien un trackback depuis votre site. |





















