L’adieu aux disques PlayStation pour janvier 2028 a suscité de multiples commentaires parmi les joueurs et l’industrie. L'une des déclarations les plus intéressantes à cet égard est venue de Shawn Layden, un vétéran de Sony, qui a déclaré que la fin du format physique répond à un intérêt économique : « C'est une décision directe sur un tableur ».
Layden a commenté à ce propos que ce n'était qu'une question de temps avant que Sony ne prenne la décision annoncée le 4 juillet. De plus, nous sommes dans un contexte difficile, avec des prix et des coûts de production en hausse. PlayStation a vu le moment idéal pour prendre ce virage et, selon un analyste, la fin des disques pourrait entraîner une augmentation des bénéfices des entreprises jusqu'à 54 %.
La fin des records a une explication économique forte
Dans la déclaration de PlayStation, on pouvait lire que PlayStation suivait les « tendances de consommation », dans lesquelles la préférence majoritaire (près de 80 %) est l'achat de jeux numériques. Ils expliquent ainsi vouloir « s’aligner sur la majorité de la communauté ». Il convient toutefois de noter que les ventes numériques incluent non seulement des jeux, mais également du contenu téléchargeable et d’autres produits, ce qui, selon les analystes, n’est qu’un prétexte.
Selon l'analyse du Dr Serkan Toto (de KantanGames), la véritable raison réside dans les avantages commerciaux qu'apporte cette décision. L'explication est claire et percutante. Pour chaque jeu physique vendu, 35 % de son prix sert à payer sa production et sa distribution. Dans le cas des jeux tiers, ce chiffre s'élève à 50 % en raison du paiement des licences à PlayStation, Nintendo ou Xbox.
Dans le cas des jeux numériques, la formule est beaucoup plus simple. 100 % du prix d'un jeu propriétaire va entièrement dans les caisses des entreprises, tandis que dans le cas des jeux tiers, 30 % du prix sert à payer la plateforme numérique sur laquelle ils sont vendus. En d’autres termes, en utilisant exclusivement le PlayStation Store, Sony gagnerait beaucoup plus d’argent.
Ci-dessous nous vous donnons un exemple de ce calcul :
- Jeu numérique propriétaire (70 euros PVC) : l'entreprise prendrait 100 % du prix, car elle le vend sur sa propre plateforme numérique.
- Jeu physique propriétaire (70 euros PVC) : 21 euros iraient à la distribution, tandis que 3,50 euros iraient à la production. Avec cela, l'entreprise ne toucherait que 45,50 euros.
Bref, un jeu numérique pour un first-party comme PlayStation, c'est recevoir 24,50 euros de plus pour chaque jeu vidéo (selon le cas présenté). Bien entendu, cette analyse reconnaît au Dr Serkan Toto qu’elle n’est pas exacte et que les plateformes de vente numériques ont également un coût de maintenance important. En tout cas, cela explique pourquoi il y a eu des cas comme GTA 6, qui viendra sans disque, et qu'en fin de compte tout est une question purement économique et de maximisation du profit.
