Certaines des grandes entreprises technologiques ont aujourd’hui beaucoup de pouvoir et semblent presque intouchables, ce qui rend très difficile pour d’autres entreprises d’avoir une chance équitable sur le marché. L’UE va donc introduire en mars le Digital Markets Act (DMA), qui obligera six « gardiens », dont Apple, Microsoft et Google, à ouvrir leurs plateformes.

La Commission européenne n’a fait désormais que quelques exceptions, a annoncé l’instance dirigeante via son site officiel. iMessage d’Apple n’est pas désigné comme un « service de plate-forme principale ». Cela signifie que l’entreprise technologique n’est pas tenue de respecter les règles de cette application. iMessage n’a donc pas besoin d’être ouvert à d’autres services de messagerie texte.

iMessage n’est pas la seule chose pour laquelle une exception est faite. Le navigateur Edge et Bing Search, tous deux de Microsoft, échappent également aux règles. Les services de publicité, grâce auxquels Google, par exemple, gagne beaucoup d’argent, ne sont pas non plus considérés comme un « service de plate-forme de base ».

Coup dur pour les revenus

Le fait qu’Apple ne soit pas obligé d’ouvrir iMessage ne signifie pas que l’entreprise soit un opposant majeur à la nouvelle loi. DMA nécessite que les systèmes d’exploitation, notamment iOS, soient ouverts. Cela permet à d’autres sociétés de lancer leur propre boutique d’applications pour iPhone.

Étant donné qu’Apple prélève une commission de 30 % sur les dépenses de l’App Store, cela aura un impact significatif sur les revenus. C’est pourquoi l’entreprise a introduit de nouvelles conditions, selon lesquelles les applications fréquemment téléchargées doivent toujours payer, ainsi qu’une commission globale de 17 % pour les magasins d’applications tiers.

L’UE ne s’est pas encore prononcée sur les nouvelles conditions, mais a laissé entendre que de lourdes amendes seraient imposées aux entreprises qui ne respecteraient pas la nouvelle loi.