DEV, l'Association espagnole des producteurs et développeurs de jeux vidéo et de logiciels de divertissement, a présenté le Livre blanc sur le développement du jeu vidéo espagnol 2025, le rapport annuel qui recueille les dernières données sur le développement du jeu vidéo en Espagne. Cette fois, parmi ses principales données, on retrouve l'un des grands problèmes auxquels sont confrontées les études actuelles : l'absence de professionnels possédant l'expérience nécessaire, ce qui rend difficile l'embauche de nouveaux employés.

Le paradoxe de l'industrie espagnole

Plus précisément, 83 % des études espagnoles sur le développement de jeux vidéo interrogées affirment que l'une des principales raisons pour lesquelles il est difficile de trouver des professionnels ayant la formation appropriée à embaucher est due à leur absence.

D'autres problèmes cités par les études sont la forte compétitivité salariale entre les entreprises (39%), le manque de ressources financières pour embaucher (33%) et divers problèmes liés à la formation des travailleurs (trop généraliste, non adaptée aux besoins des entreprises ou sans qualité suffisante). À leur tour, 28% des études estiment que ce problème vient du fait que les enseignants ont très peu d'expérience dans le secteur, de sorte que les nouveaux travailleurs arrivent sur le marché du travail avec très peu de préparation.

Dans la problématique de la formation, 61% des études constatent une absence inquiétante de professionnalisme chez les candidats à un emploi, sans compter que 32% considèrent qu'ils manquent profondément de connaissance des bases de leur discipline.

De plus, 51 % des études n'attribuent pas de poste budgétaire à leurs salariés pour poursuivre leur formation dès leur entrée dans l'entreprise et parmi les 49 % qui le font, 63 % des travailleurs finissent par opter pour l'autoformation.

Il convient également de noter que 60% des études interrogées n'ont eu aucun étudiant en stage au cours de l'année 2024 et 55% de celles qui ont admis n'avoir embauché aucun de leurs étudiants après la fin des stages. Par ailleurs, 51 % de ces stages n’étaient pas rémunérés.

Tout cela nous amène à une situation dans laquelle il existe actuellement de nombreux profils juniors et une grave absence de développeurs possédant les compétences et l'expérience dont les studios ont besoin pour pouvoir réaliser leurs jeux.